La loi travail...

Myriam El Khomri, la ministre du travail française

Myriam El Khomri, la ministre du travail française

...une réforme contestée

La loi travail, aussi nommée loi El Khomri, du nom de sa créatrice, la ministre du travail en France, propose de réformer en grande partie le code travail. Elle doit être examinée en conseil des ministres le 24 mars (après report); les syndicats CGT et FO demandent le retrait intégral de cette réforme, mais l'Etat (la ministre du travail principalement) refuse ce retrait.

Si vous n'avez pas compris ce qu'est la loi travail, lisez les points suivants (nous tentons de l'expliquer). Sinon, passez au prochain paragraphe.

  1. Les syndicats souhaitent retirer ou amender :
  • Tous les syndicats sont contre : le plafonnement des indemnités prud'homales (en cas de licenciement abusif dans une entreprise). Elles ne doivent plus dépasser 15 mois de salaire (en fonction de l'ancienneté dans l'entreprise).
  • Le précision des motifs des licenciements lorsqu'il s'agit d'une raison économique.
  • Le médecine du travail n'aurait plus à respecter le secret médical : les contraintes imposées à l'employeur en cas de congé maladie sont allégées.

2. Ce que les syndicats approuvent (généralement) :

  • La loi El Khomri réécrit toute la partie du code du travail à propos des horaires travaillés.
  • Elle vise à créer le CPA, le Comte Personnel d'Activité, qui doit rattacher les droits sociaux au travail, c'est à dire une sorte de valorisation de l'employé, en fonction de la pénibilité, par exemple.
  • La loi doit augmenter le 'nombre d'heure de délégation", c'est à dire le nombre d'heures accordées aux délégués syndicaux.
  • Dans le code du travail doit être inscrit le "droit à la déconnexion", qui doit garantir le repos de l'employé, dans un monde de plus en plus connecté.

Un projet contesté et des avis mitigés ?

La loi travail est contestée par de nombreuses personnes et beaucoup de syndicats. Cependant, les avis sont très mitigés.

En effet, certains chefs d'entreprises, notamment pour les petite, sont mécontents : la loi, à propos de l'audience patronale ne prenne en compte que le nombre d'entreprises, et non le nombre de salariés dans chacune. On peut dire que la loi fâche du côté des employeurs !

Les Youtubeurs eux aussi, rois de la plateforme de partage de vidéos, se sont mêles dans le combat contre la Loi travail. Certains comme, par exemple, Bonjour Tristesse, Klaire Fait Grr, Histony ou DanyCaligula se sont mobilisés en créant ensemble la chaîne Youtube On vaut mieux que ça ! A la recherche du "buzz", pensez-vous ? Rien n'est moins sûr, car ils s'engagent parfois assez violemment dans leurs vidéos...

7 français sur 10 pensent que cette loi est une menace pour "les droits des salariés", tandis que seulement moins d'un tiers (environ 30 pour cent, d'après les sondages), pensent que cette réforme va permettre le création d'emplois (un des objectifs majeurs de la réforme).

La réforme est donc en grande partie contestée et, par une minorité, approuvée pour les objectifs qu'elle conte engendrer et atteindre.

Pour conclure :

La loi travail a été repoussée pour deux semaines en conseil des ministres par Manuel Valls, le premier ministre de la France. Cependant, lui et la ministre du travail particulièrement sont persuadés de pouvoir faire passer la loi.

En attendant d'avoir plus de résultats (à voir le 24 mars en conseil des ministres), des insultes fusent contre la ministre du travail Myriam El Khomri : Bernard Debré, homme politique français (député pour la deuxième fois depuis 2004), alors qu'il était interrogé par les médiats, a osé tenter de renommer la loi "loi El Connerie", alors qu'il se déclare "inquiet de la politique française".

Enfin, de nombreux syndicats (sept au total) ont appelé à la grève, manifestation et rassemblements le 31 mars; les syndicats lycéens et étudiants ont eux aussi, appelé à la manifestation... En somme, tous les âges se sentent concernés et révoltés, puisque les jeunes sont contre cette loi (ils déclarent pour la plupart, à juste titre, être "les travailleurs de demain"... La ministre tant évoquée dit, quant à elle, qu'ils n'ont pas à s'en mêler. Mais c'est un autre problème !)

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