L'écoquartier de Fréquel-Fontarabie

Cet article est un article "test" pour un nouveau projet sur notre blog, aussi nous tenons à vous rassurer quand à la justesse des informations données, mais la forme n'est peut-être pas correcte.

Cependant, afin de nous aider à améliorer notre blog, n'hésitez pas à nous faire part de vos remarque dans les commentaire ou à nous envoyer un mail à l'adresse suivante:

francoisetsonequipe@gmail.com

 

Nous nous excusons par avance pour la gêne occasionnée par cet essai de renouveau et vous remercions de votre compréhension.

Merci et bonne lecture et, nous l'espérons, apprentissage à tous !

 

 

 

François, le 17 Juin 2016

Un bâtiment de l'éco-quartier

Un bâtiment de l'éco-quartier

C’est fin 2009 que le projet de l’éco-quartier débute vraiment, puisque c’est à cette date que le premier bâtiment du quartier a été construit.

Aujourd’hui,  nous nous intéressons à ce quartier, afin de, sous peu, lancer un nouveau concept d’articles sur notre blog.

En attendant ce moment important, nous nous intéresserons à quatre parties afin d’ »étudier » le projet de l’éco-quartier de Fréquel-Fontarabie :

  1. La genèse et la présentation du projet ;
  2. L'impact du projet sur les populations locales ;
  3. Ses acteurs ;
  4. Le bilan (provisoire) de l’aménagement ainsi que les perspectives futures pour ce quartier.
Une image de synthèse représentant les bâtiments prévus par les acteurs du projet

Une image de synthèse représentant les bâtiments prévus par les acteurs du projet

 

Genèse et présentation du projet :

Le projet de l’éco-quartier de Fréquel-Fontarabie est un projet d’une assez grande envergure, puisqu’il s’agissait au départ de construire et d’aménager des bâtiments sur une surface de 1 hectare dans le XXème arrondissement de Paris, afin que le quartier s’inscrive dans un projet de développement durable.

L’idée première de construction de cet éco-quartier était de transformer une friche industrielle un moment transformée en terrain vague afin de construire et rebâtir, tout en conservant l’échelle et la variété du bâti.

La plus grosse partie du projet est, aujourd’hui, achevé. Le quartier est délimité au nord par la rue de Fontarabie, à l'est par le passage Fréquel, au sud par la rue des Orteaux et à l'ouest par la rue de la Réunion. Dans tout le périmètre, principalement faubourien, se trouvent des bâtiments de différents types.

 

En 2009, le projet de cet éco-quartier a reçu le prix de la catégorie « sobriété énergétique » au concours éco-quartier.

C’est à Cécile Duflot, ministre de l’égalité des territoires et du logement de l’époque qu’à été remis en 2013 le trophée du label « éco-quartier » du ministère de l’Egalité des Territoires et du Logement en 2013, récompense créée l’année précédente. Il s’agit d’une récompense permettant de valoriser et d’accompagner les projets de ce type.

 

Le défi de cet éco-quartier, alliant reconstruction et restructuration ainsi que avancement écologique et innovations technologiques notamment en matière énergétique a été facilement relevé par la ville de Paris, ainsi que par le principal acteur du projet, l’opérateur : la SIEMP.

 

Les objectifs étaient donc principalement de transformer un quartier en état d’insalubrité à un quartier relevant des défis énergétiques, puisque certain textes officiels mentionnent :

« Cette opération s'inscrit dans l'objectif d'éradication de l'habitat insalubre à Paris et d’amélioration des équipements, en particulier des équipements dédiés à la petite enfance. Inscrite dans le PLU, l'agenda 21 et le Plan Climat Energie de la ville de Paris, cette opération a permis la création d’environ 115 logements répondant aux normes de confort modernes. L'école existante a vu sa cour agrandie et rénovée tandis que le secteur s’est doté d'équipements de proximité (P.M.I, crèche) et de locaux d'activité (notamment un café). Le terrain situé au centre de l'îlot accueille dorénavant un espace vert public et des espaces piétonniers, rappelant le caractère des passages du quartier. Des constructions nouvelles, d’expression architecturale contemporaine, viennent côtoyer les anciens immeubles réhabilités. Leurs proportions et volumes étudiés permettent de recréer un tissu continu dans l'esprit du faubourg traditionnel autour de l'espace central. »

Les textes officiels relatifs aux au projet

L’on peut aussi citer la partie :

Maîtriser les impacts du projet sur l’environnement extérieur et lutter contre le réchauffement climatique.
L’utilisation des énergies renouvelables, telle l’énergie solaire, doit permettre la production d’eau chaude et d’électricité.
Les ressources en eau seront économisées grâce à la récupération et au stockage des eaux pluviales pour l’arrosage et les jeux. Les plantations seront choisies pour leurs faibles besoins hydrologiques.

Réduire fortement les charges et les coûts de fonctionnement des bâtiments.
Conçus selon le standard allemand 'passivhaus', les projets initiaux des architectes sélectionnés consommeront peu d’énergie. La qualité de l’enveloppe extérieure (isolation par l’extérieur, menuiseries performantes, terrasses sur-isolées) et les performances des équipements qui y seront intégrés permettront d’atteindre pour ces bâtiments “passifs” 15 kW/m² par an (environ 50€ de facture de chauffage par an). Ces projets sont compatibles avec le Plan Climat de Paris voté en 2007.

Garantir un environnement intérieur et extérieur des bâtiments confortable, été comme hiver.
L’îlot se veut facile à vivre et intégré au territoire. Il sera accessible à tous, notamment aux personnes à mobilité réduite. L’espace sera aménagé de manière à créer des ambiances variées et des espaces complémentaires et appropriables par les usagers en toutes saisons. Les appartements resteront frais en été même sans climatisation.

Les textes officiels relatifs aux au projet

Le programme du projet était donc :

  • La création de quatre locaux d’activités, situés en rez-de-chaussée d’immeubles d’habitations ;
  • Un jardin public, dont la surface est environnante des 1.000m², ce qui est un espace vert d’une taille non négligeable ;
  • La construction de 75 logements ainsi que la réhabilitation de certains bâtiments en 35 logements identiques, pour un total de 110 dans le quartier ;
  • La création d’un centre de PMI ainsi que de locaux associatifs et de loisir ;
  • La construction d’une crèche, pouvant accueillir 60 berceaux ;
  • L’aménagement d’une placette permettant de desservir les entrées des équipements, construits ou aménagés, aux piétons.

 

Même si la construction du quartier est déjà depuis quelques temps achevée, nous vous mettons ici le calendrier de construction tel qu’il était prévu et a été plus ou moins respecté :

  • 1er trimestre 2009 : lancement du 1er chantier
    (construction de 17 logements sociaux au 3 à 11 passage Fréquel)
  • 2011 : aménagement du jardin
  • 2012 : fin des chantiers

 

 

Une affiche publicitaire prônant l'éco-quartier en question

Une affiche publicitaire prônant l'éco-quartier en question

L’impact sur les populations locales :

D’après nos récentes investigations, il semblerait que les populations locales ne soient pas très au courant de ce projet, puisqu’au cours de la réalisation d’un micro-trottoir, la quasi-totalité des personnes interrogées par la question « Savez-vous où est l’éco-quartier de Fréquel-Fontarabie ? » ont répondu non et ne savaient pas nous indiquer le chemin. Nous en étions pourtant assez proches, puisque nous étions dans le XXème arrondissement de Paris.

Ainsi, la majorité des habitants du quartier ou les personnes le fréquentant ne se sentent pas forcément concernés par sa construction, pourtant maintenant achevée. Pourtant, cette construction représente de nombreux avantages pour la population locale. En effet, le parc construit permet au quartier de « respirer » et offre un lieu de promenade idéal pour se détendre, après une longue journée (ou semaine !) de travail.

Par ailleurs, l’installation de panneaux solaires dans le quartier va permettre de réduire les factures de chauffage. Effectivement, dans un éco-quartier de Bordeaux, on a vu une réduction de 20% de ces factures ! Cela est aussi en grande partie dû grâce à la maîtrise des poussières, du froid et du bruit grâce à une excellente isolation pensée et mise en place par les architectes et les constructeurs.

Enfin, pour le quartier (et l’arrondissement, par légère extension), la construction de cet éco-quartier va permettre une réduction de la pollution, puisque dans ce quartier récemment aménagé et construit, tout est fait pour que chaque habitant soit proche de tout commerce, permettant ainsi de réduire le nombre de véhicules polluants et de les remplacer, progressivement ou soudainement, par des véhicules dits « propres », comme des vélos ou des véhicules électriques !

Un chantier de construction de bâtiment

Un chantier de construction de bâtiment

Les acteurs du projet :

Comme pour tout projet de ce type et de cette envergure, des acteurs ont été présents pour accompagner et faire évoluer le projet. Ces acteurs sont publics et privés.

Ainsi, les « constructeurs du projet » sont la Ville de Paris, la SIEMP ainsi que PARIS HABITAT-OPH.

La « maîtrise d’ouvrage », quant à elle, a été assurée par la Ville de Paris et la SIEMP (aménageur du secteur CPA éradication de l’insalubrité).

Le « projet urbain » enfin a, lui, été principalement géré par Eva Samuel, sous le nom d’ « architecte coordinatrice ».

Une représentation du label éco-quartier, semblable à celui obtenu par celui de Fréquel-Fontarabie

Une représentation du label éco-quartier, semblable à celui obtenu par celui de Fréquel-Fontarabie

Le bilan provisoire de l’éco-quartier et les perspectives d’amélioration pour le futur :

Comme nous le disions plus haut, le quartier de Fréquel-Fontarabie est totalement construit comme les principaux dirigeants du projet le désiraient. Certaines factures de résidants dans l’éco-quartier ont diminué, et l’utilisation de véhicules polluants dans ce quartier a nettement diminué.

Cependant, les résidents de ce quartier ne semblent pas se sentir concernés par cette récente construction, et cette réception du projet par les habitants n’est pas à la hauteur de ce que les autorités attendaient.

 

Ainsi, le bilan de ce début de vie dans le quartier est en majorité positif, puisque le quartier a été construit dans les temps voulus et que des réductions de consommation ont été rendues possibles grâce à l’installation de nouvelles technologies innovantes, mais ce compte-rendu reste mitigé à cause de l’avis des résidents, principalement ceux du XXème arrondissement, dont l’avis sur l’éco-quartier est plutôt négatif. Pourtant des réunions d’information et de débat à propos de la construction de ce quartier avaient eu lieu, comme pour tout grand projet de cette envergure, afin que les résidents proches du lieu d’aménagements soient au courant de ce qui est prévu, et que d’éventuelles modifications de projet aient lieu.

Ainsi le projet s’était réalisé « en accord avec les résidents », de manière à ce qu’aucune contestation n’ait lieu, et c’est là que les autorités, les réalisateurs et les constructeurs du projet ne comprennent pas ce non-intéressement des populations locales au projet.

Un des bureaux de l'agence d'Eva Samuel, un des architectes du projet

Un des bureaux de l'agence d'Eva Samuel, un des architectes du projet

Aller plus loin ?

Si vous voulez plus d'informations quant au projet, vous pouvez contacter la mairie du XXème arrondissement, mais aussi les différents acteurs, comme Eva Samuel, en cliquant sur son nom pour accéder à son site internet, ou en lui envoyant un mail à l'adresse: contact@evasamuel.fr.

 

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