Interview exclusive de Bertrand Puard

  • François
  • Interview
Interview exclusive de Bertrand Puard

Auteur, principalement de littérature de jeunesse, Bertrand Puard a écrit la série, terminée en 6 tome nommée Les Effacés.

Depuis quelques temps, nous suivons l'actualité de cet intéressant auteur et nous sommes allés vers lui, afin de lui poser des questions sur sa carrière, son quotidien mais aussi principalement sur sa série Les Effacés.

Interview exclusive de Bertrand Puard
Tout d'abord, comment est né le projet des Effacés ?
 
Je souhaitais proposer aux lecteurs jeunes adultes une série de thriller politique, un genre qui n’était pas énormément présent dans ce segment littéraire. Et puis je voulais la faire se dérouler principalement en France, ce qui est, là aussi dans le paysage du thriller, peu commun. Mon éditrice avait les mêmes désirs que moi et voilà comment la série est née.
 
 
 
Inventez-vous tous les personnages de A à Z ou vous servez-vous volontairement de traits de personnalités (physiques ou moraux) de personnes réelles que vous connaissez pour certains (ou tous) ?
 
Cela dépend vraiment des personnages mais il est clair que pour un créateur, on ne part jamais de rien, et qu’il y a toujours une origine à tout acte, même si on ne la connait pas soi-même. Souvent, c’est votre entourage, vos lecteurs qui vont font remarquer telle ou telle ressemblances.
 
 
 
Les lieux précis que vous citez, comme les rues, notamment ceux du XIIème arrondissement de Paris, vous sont-ils familiers ou les avez-vous choisis au hasard ?
 
J’aime travailler en effet sur des lieux précis et je me documente avant d’y faire se dérouler l’action. A part la Somalie dans le tome 5 des Effacés que je n’ai jamais, hélas, pu visiter, je me suis rendu sur tous les lieux de mes romans. Je fais cela une ou deux fois par an, une sorte de voyage d’études. Un lieu ce ne sont pas que des noms de rues, des images prises sur Google Maps. Ce sont des odeurs, des couleurs, des sensations...
 
 
 
Quelles sont vos principales sources d'inspiration, influence ou référence pour Les Effacés mais aussi pour vos autres romans ?
 
Vaste question ! Je dirai que, littérairement, j’ai toujours été attiré par les grandes « machines », les cycles de Zola, Dumas, etc, de la littérature exigeante mais qui peut aussi être lue par tous. Et pour le rythme de mes romans, je me tourne vers les grandes séries télés actuelles, qui offrent à la fois des personnages forts et un rythme narratif excellents.
 
 
 
Quelles sont les difficultés que vous êtes amenés à rencontrer lorsque vous écrivez un roman ?
 
Souvent, c’est au stade de la construction de l’intrigue, dans la maturation narrative, là où les idées s’entrechoquent et où il faut choisir la meilleure pour en faire naître des centaines de pages.
 
 
 
Avez-vous des projets d'écriture pour un avenir proche ?
 
Oui ! Pas un jour sans une ligne, comme disait Zola !

Nulla dies sine linea
(Pas un jour sans une ligne)

Zola

Pouvez-vous donc nous indiquer la nature de ce roman ?
 
Il s’agit d’une autre série, La Liste Philidor, une hexalogie qui raconte l’histoire d’une grande famille française imaginaire dans la France de demain. Elle devrait commencer à paraître au second trimestre 2017. Et, dans l’intervalle, va paraître ma nouvelle trilogie BLEU BLANC SANG, un thriller politique qui parle aussi de grandes familles et de peintures.
 
 
 
Quel est le livre que vous avez le plus pris plaisir à écrire ?
 
Le prochain, j’espère ! Sinon il faut changer de métier !
 
 
 
Dans le troisième tome de la série Les Effacés, de nombreuses allusions au football sont présentes... Etes-vous un grand amateur de ce sport ?
 
Non, pas vraiment, je ne suis pas supporter, je regarde très peu de match. Mais le football tient une telle place dans notre société qu’il est impossible de passer outre lorsqu’on a l’ambition de faire la chronique de notre monde actuel.
 
 
 
Et dans le prologue de ce tome, vous décrivez un match de foot. Est-ce issu d'un match qui s'est réellement déroulé ou l'avez-vous inventée ?
 
Je l’ai inventé ! Par contre, les évènements décrits plus loin dans le roman, au sujet d’un match d’un championnat du nord de l’Europe qui semblerait truqué, sont vraiment arrivés.
 
 

 

Dans le tome quatre de cette série, les noms des personnages que sont Riemann et Du-Roy de Cantel sont-ils respectivement empruntés au mathématicien et au personnage principal de Bel-Ami, roman de Maupassant ?
 
Tout à fait ! 
 

 

Pourquoi avoir fait ce choix ?
 
J’aime truffer mes romans d’hommages...

 
Quel serait votre personnage préféré des Effacés ?
 
Neil peut-être. Mais au fond je suis attaché à tous les personnages. Ils ont chacun un trait de personnalité qui me séduit.
 
Et dans l'ensemble de vos romans ?
 
Une petite fille qui est en train de prendre corps (de papier) dans mon hexalogie. Mais il est encore trop tôt pour en parler.
Interview exclusive de Bertrand Puard

C'est ainsi que notre questionnaire prend fin.

Encore merci monsieur, d'avoir bien voulu répondre à nos questions. Nous vous souhaitons une bonne continuation dans vos projets d'écriture, que nous ne manquerons pas de suivre, à commencer par votre série qui doit sortir vers la fin de l'année...

Thème Magazine -  Hébergé par Overblog