C'est bientôt la rentrée !

Dans deux jours, soit le jeudi 1er septembre 2016 aura lieu la rentrée des classes pour cette nouvelle année scolaire 2016-2017. Cette année qui va voir l'entrée en classes demillions d'élèves entre 3 et 18 ans va aussi voir naître de nombreuses nouveautés dans les classes.

Cette artticle a pour but de vous apprendre ou de "renforcer vos connaissances", comme l'on dirait en classe, afin que vous soyez incollable sur la rentrée 2016-2017.

C'est bientôt la rentrée !

Les réformes du collège:

Commençons par les réformes du collège, qui avaient déjà bien commencé lors de la rentrée 2015, plafonnant le nombre d'heures de cours des collégiens à 26 heures par semaine laissant à l'établissement de l'élève le libre cours à l'imagination d'EPI.

 

Ce cycle de 4 classes (6ème, 5ème, 4ème et 3ème) va voir de nombreuses nouveautés, tout d'abord du côté des langues, qu'elles soient plus ou moins pratiquées dans le monde.

En effet, les élèves commenceront l'apprentissage d'une seconde langue vivante (en fonction des établissements) un an plus tôt, ce qui fait qu'au lieu d'aborder les premières notions en classe de 4ème, les élèves verront cette matière à partir de la 5ème !

De plus, en ce qui concerne le Latin, qui représente 15 à 20% des élèves,  et le Grec (les hellenistiques représentent moins de 3% des élèves de 3ème, classe dans laquelle cette langue est abordée), sont remplacées par un EPI (enseignement pratique interdisciplinaire) nommé « langues et culture de l’Antiquité » et pouvant être complété par un « enseignement de complément », dont les horaires peuvent varier. Cette langue n'aura donc plus aucun succès auprès des jeunes...

 

Enfin, en ce qui concerne le collège, le Brevet de Collèges, plusieurs fois supprimé et remis à la fin de la classe de 3ème au cours du dernier siècle, a été remanié:

L’examen du brevet des collèges est remanié, avec une part de contrôle continu sur l’acquisition du socle commun, une épreuve orale (présentation d’un travail fait dans le cadre des EPI ou des parcours éducatifs) et deux épreuves écrites au lieu de trois précédemment. La première portera sur les mathématiques, la physique-chimie, les sciences et vie de la terre et la technologie, la deuxième sur le français, l’histoire-géographie, l’enseignement moral et civique. Une « cérémonie républicaine » de remise du diplôme est créée.

Le Monde

L'ère du "tout numérique":

Cette année, un quart des élèves de 5ème de toute la France se verront titulaires d'une tablette éléctronique ou d'un ordinateur portable, remplaçant livres et cahiers. L'objectif de cette manoeuvre est que, d'ici trois ans, tous les élèves de collège possède un support numérique.

 

La refonte des programmes:

Pour cette nouvelle rentrée scolaire, les prgrammes étudiées ont été remaniés afin que l'apprentissage se fasse plus progressivement et plus efficacement, d'après la ministre de l'éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem. Ainsi, les programmes de CP, CE2, CM1, 6e, 5e, et 3e ont été revus.

 

La sécurité renforcée:

Dans la situation actuelle de risque élevé d'atentat en France, le gouvernement du pays a annoncé que le sécurité se devait d'être renforcé devant les écoles, aussi des militaires vont systématiquement être placés devant les établissements. Mais ce n'est pas tout: des exercices de confinement vont devoir avoir lieu dans chaque classe, sur le modèles des exercices d'évacuation en cas d'incendie. Des stratégies ont par ailleurs été mises en place afin que les plus petits, comme les élèves de maternelle, ne prennent pas peur face à ces mesure.

Lundi 29 août 2016, la ministre de l'éducation nationale a réalisé une conférence de presse au sujet de cette rentrée, dont les réformes ont été contestées. Voici un extrait de ce qu'elle pense à propos de cette rentrée, ainsi que la vidéo de la conférence:

Dans quelques jours, les élèves, les enseignants, l’ensemble des équipes éducatives et les familles prendront à nouveau le chemin de nos écoles et établissements. La rentrée – moment fort de la vie de l’École – marque le passage au concret, à la mise en oeuvre, au terrain. Avec elle s’évanouiront d’eux-mêmes les fantasmes et les polémiques stériles. Non, l’arabe ne sera pas obligatoire, le latin n’aura pas disparu, et la maîtrise de la langue française sera, plus que jamais, une exigence fondamentale. Oui, il y aura davantage d’enseignants, mieux formés et mieux rémunérés. Oui, il y aura une volonté affirmée de permettre à chaque élève de réussir au sein de l’École de la République, et

de lui faire acquérir les fondamentaux.
Lire, écrire, compter, et penser : voilà ce que nous tenons à faire acquérir à chaque élève. Lire, c’est savoir déchiffrer des textes, en saisir les nuances, s’ouvrir à des écrits des siècles passés comme à des oeuvres contemporaines. Écrire, c’est argumenter, décrire, et s’exprimer. Compter, c’est acquérir des connaissances mathématiques solides, sans occulter l’étymologie latine du verbe, "computare", qui a donné en anglais "computer", ordinateur. En abordant le numérique, la programmation et ses enjeux, nous donnons à nos élèves le moyen d’être acteurs et penseurs de cette révolution technologique, et non plus des usagers passifs. Enfin, penser, c’est conférer du sens au monde qui nous entoure et à notre inscription en son sein. Cela passe autant par les connaissances historiques et géographiques que par les enseignements scientifiques et artistiques.
Les changements ont été nombreux ces dernières années. Leur nombre ne doit en masquer ni la cohérence, ni la nécessité, ni le sens. La cohérence, parce que pour la première fois tous les niveaux de la scolarité obligatoire ont été envisagés au coeur d’une réforme, au premier rang desquels le primaire. La nécessité, parce que l’on ne peut se satisfaire d’un système scolaire qui, s’il assure la "sélection des meilleurs", peine à assurer "la promotion de tous", selon la formule de Paul Langevin. Le sens, parce qu’en changeant, nous témoignons de notre fidélité à la mission originelle de l’École de la République : former des citoyens instruits, éduqués, cultivés et autonomes. Sortir des oppositions stériles pour s’inscrire dans une dynamique de complémentarité, entre les différentes disciplines, entre les savoirs grâce auxquels se forge une culture et ceux qui favorisent l’insertion professionnelle, entre ouverture et défense de la singularité de l’École, telle est l’ambition qui n’a jamais cessé de m’animer. Ces changements ont été menés en concertation constante avec la communauté éducative, depuis les consultations qui ont précédé la loi de refondation, jusqu’aux journées de la refondation de mai dernier, qui nous ont permis de rester à l’écoute du terrain, à l’écoute des acteurs, de celles et de ceux qui font, au quotidien, l’École.
Nous voici donc au temps de la mise en oeuvre. Ne nous aveuglons pas. Celle-ci prendra du temps. Rien ne serait plus funeste que d’envisager la refondation sans prendre en compte la durée nécessaire pour que nos réformes portent leurs fruits. Des résultats concrets sont déjà visibles, notamment sur le décrochage. Mais la refondation exige aussi, comme l’écrivait Rimbaud, une "ardente patience", qui mêle au désir de faire changer les choses, la sagesse de celui qui sait que le changement ne s’improvise ni ne se décrète, mais qu’il se construit dans la durée. Voici ce que nous poursuivons, en cette rentrée : assurer, à nos élèves, à notre École, et à notre pays, un avenir à la hauteur de nos espoirs, empreint de justice et de fraternité.

Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Que les plus petits ne prennent pas peur face à la rentrée et que les plus grands l'affrontent avec courage et espérence de réussite d'éventuels examens,

Excellente rentrée à tous !

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